Lastensuojelu.info > Les conflits entre le jeune et ses parents  

Amal est adolescente et se dispute souvent avec ses parents, qui n’acceptent pas son comportement. Amal n’accepte pas la discipline très stricte imposée par ses parents. Les conflits empirent et Amal va se réfugier dans un centre d’accueil pour les jeunes. Un employé du centre discute avec elle et organise un entretien avec toute la famille. Pendant cet entretien, ils essaient de mieux comprendre la situation en en discutant.  

Les conflits entre le jeune et ses parents  

Amal est adolescente et se dispute souvent avec ses parents, qui n’acceptent pas son comportement. Amal n’accepte pas la discipline très stricte imposée par ses parents. Les conflits empirent et Amal va se réfugier dans un centre d’accueil pour les jeunes. Un employé du centre discute avec elle et organise un entretien avec toute la famille. Pendant cet entretien, ils essaient de mieux comprendre la situation en en discutant.  

Amal a des relations très conflictuelles avec ses parents

Âgée de 16 ans, Amal est arrivée en Finlande à l’âge d’un an avec ses parents. Elle est l’aînée de la famille et a quatre frères et sœurs plus jeunes. Son père travaillait dans un restaurant et sa mère était restée tout le temps à la maison avec les enfants. Amal aidait souvent son père dans le restaurant les soirs et les week-ends. Elle devait aussi aider sa mère à s’occuper de ses frères et sœurs plus jeunes.

Les parents ont appris que quelqu’un avait vu Amal ivre un vendredi près de la gare. Amal était dans un groupe avec des garçons plus âgés et cet incident avait provoqué une grosse dispute à la maison. Les parents hurlaient en disant qu’Amal ne respectait pas les règles de la famille et la déshonorait. Son père disait qu’une jeune fille respectable ne devait pas sortir tard le soir avec n’importe qui, comme les jeunes Finlandaises. Amal ne pouvait plus sortir le week-end avec ses amis et elle a commencé à se rebeller contre l’autorité de ses parents. Les disputes avec eux sont devenues de plus en plus fréquentes. Et après un conflit assez violent, Amal est partie de chez elle et s’est réfugiée dans un centre d’accueil pour les jeunes (i), dont lui avaient parlé ses amies.

À son arrivée au centre, Amal a dit que ses parents la contrôlaient trop et qu’elle avait peur d’eux. Le centre a téléphoné aux parents, en leur disant que leur fille y était en sécurité. On leur a demandé de se présenter pour un entretien. Cet appel a mis le père en colère, car il avait entendu dire qu’en Finlande on pouvait retirer un enfant de chez ses parents. Il a dit qu’ils avaient respecté les règles finlandaises, même s’ils avaient leurs propres principes éducatifs : ils savent ce qui est bien pour leur enfant. On a expliqué au père que l’entretien était basé sur des discussions pour débloquer les situations de vie difficiles à gérer sans aide. Il a répondu qu’ils obtiendraient suffisamment d’aide de leurs proches, à condition qu’on renvoie leur fille à la maison.

Les conflits entre parents et jeunes se règlent sans intervention de la protection de l’enfance

Les parents ont finalement accepté de venir à l’entretien, auquel a participé une personne de soutien représentant une organisation. La situation était très tendue. Lorsque la personne de soutien avait discuté en tête-à-tête avec Amal, elle avait appris que ses parents ne l’avaient pas battue. Amal trouvait malgré tout qu’il était impossible de vivre avec eux, parce qu’on la contrôlait trop. Les parents se sentaient très désemparés et ils trouvaient qu’on leur avait enlevé l’autorité leur appartenant. Ils savaient que les châtiments corporels sur les enfants étaient interdits. Ils ne savaient pas quoi faire, les conflits avec Amal semblant sans issue. Pour eux, leur fille voulait des libertés qu’ils ne pouvaient pas accepter.

Pendant l’entretien, il s’est avéré que c’est une copine qui avait parlé de la protection de l’enfance à Amal, en lui disant qu’elle n’était pas obligée d’obéir à son père et que la protection de l’enfance aidait les enfants souhaitant partir de chez eux. On a expliqué à Amal que le meilleur endroit pour un enfant était à la maison, tant qu’il n’y avait aucun danger pour lui à y habiter. Tous ont conclu ensemble qu’Amal n’avait pas besoin de l’aide de la protection de l’enfance dans la situation actuelle. Aucun signalement à la protection de l’enfance (i) n’a été fait et une discussion avec la famille a été décidé au centre d’accueil pour apaiser la situation. La discussion avait pour objectif d’améliorer le dialogue entre le jeune et ses parents, en tenant compte des points de vue des deux parties. Amal a compris qu’elle ne pouvait pas décider seule de ses actes. Ses parents ont reconnu qu’il leur était difficile d’accepter les nouvelles attitudes et mœurs de leur fille, mais ils ont essayé de renoncer partiellement à leurs exigences très strictes. Pour Amal et ses parents, la meilleure solution, si leurs relations continuaient d’être conflictuelles, serait pour Amal d’aller habiter provisoirement chez une famille qu’ils connaissaient dans une autre ville.