Le placement temporaire en solution commune

Face à une situation difficile, l’enfant ou la famille entière peuvent être placés provisoirement hors du domicile, à titre de mesure de soutien en milieu ouvert. Le placement de soutien en milieu ouvert est toujours facultatif.

Dans le cas d’une situation estimée devoir se régler rapidement, le placement d’un enfant peut être effectué pour une courte période. Par exemple, si les relations entre les parents et le jeune deviennent tellement conflictuelles que la cohabitation semble impossible, le jeune peut aller habiter ailleurs pendant un certain temps. Les parents gardent cependant l’autorité parentale et prennent les décisions le concernant. Toute la famille peut aussi s’installer provisoirement dans un établissement pour la durée de la période de rétablissement d’un parent de problèmes psychiques ou liés à l’usage de stupéfiants. Un placement de soutien en milieu ouvert peut au besoin être effectué d’urgence.

Le placement d’urgence en cas de danger immédiat pour l’enfant

Dans le cas où l’enfant court un danger immédiat et où aucun de ses proches ne peut s’occuper de lui, le service de la protection de l’enfance doit aller chercher l’enfant pour le mettre en sécurité, ce qui s’appelle placement d’urgence.

Le placement d’urgence est toujours une mesure temporaire. Il se justifie par exemple quand les parents sont tellement ivres ou drogués qu’ils ne peuvent plus s’occuper de l’enfant ou si l’enfant en bas âge est laissé seul à la maison longtemps.

L’enfant peut aussi par son propre comportement générer un danger pour sa propre personne, par exemple par l’utilisation de drogue. Lorsque l’enfant est en danger immédiat, un placement d’urgence peut être mis en œuvre malgré l’opposition de l’enfant ou de ses parents.

Au cours d’un placement, les travailleurs sociaux du service de la protection de l’enfance jouissent de droits étendus sur les affaires de l’enfant. Ils entretiennent cependant une coopération étroite avec les gardiens et les parents. Au cours d’un placement d’urgence, il est effectué une évaluation de la situation de la famille et de l’aide nécessaire. L’objectif est que l’enfant puisse rentrer chez lui dans des conditions de pleine sécurité. C’est le travailleur social qui évalue si le placement peut être arrêté et qui prend la décision d’arrêt du placement. Si l’on estime que l’enfant ne peut pas rentrer à la maison dans des conditions de pleine sécurité, la procédure de prise en charge proprement dite est amorcée.

La prise en charge en dernier recours

La prise en charge signifie que la garde de l’enfant est assurée à l’extérieur de son propre foyer. C’est le dernier recours dans les cas où les problèmes sont très graves ou durent depuis longtemps. En général, elle est précédée par de nombreux événements et diverses tentatives d’aider l’enfant et sa famille. S’il n’y plus aucun autre moyen, la loi stipule la prise en charge de l’enfant. Les autorités entretiennent cependant une étroite collaboartion avec les gardiens et les parents de l’enfant et les travailleurs sociaux ne peuvent pas décider, par exemple, de la religion de l’enfant.