Droits et devoirs des parents

En Finlande, les deux parents ont les mêmes droits et assument les mêmes devoirs de manière égale. Ils ont le droit et le devoir de veiller au bien-être de leurs enfants. Ils doivent s’occuper de leurs enfants et les élever dans un environnement protégé et stimulant et leur permettre de suivre une scolarité appropriée. En Finlande, les châtiments corporels sont interdits et toute violence s’appliquant à un enfant constitue une infraction criminelle. Les enfants doivent être élevés en leur offrant compréhension, protection et affection.

En règle générale, les parents ont le droit de prendre les décisions concernant les soins, l’éducation, le domicile et les autres questions touchant l’enfant. Cette prise de décision doit également tenir compte de l’avis de l’enfant. Lorsque la famille bénéficie de mesures de soutien en milieu ouvert de la protection de l’enfance, les parents conservent le droit de prendre toutes les décisions concernant l’enfant. Par mesure de soutien en milieu ouvert, il est entendu des services prodigués à la famille en vue de soutenir et aider les enfants vivant dans leur propre foyer. L’esprit de la loi est que, dans les cas d’intervention, il doit être visé à une bonne coopération avec les parents. Les parents ont toujours le droit de prendre les décisions concernant la religion et l’éducation religieuse de leur enfant.

La parentalité ne s’arrête en aucun cas au moment où l’enfant est pris en charge et placé, il s’agit seulement de limiter le pouvoir de décision des parents. Les parents ont toujours l’autorité parentale, mais c’est le bureau d’aide sociale de la commune qui prend les décisions concernant le lieu d’habitation de l’enfant, son éducation ainsi que son entretien. Ces décisions sont prises en concertation avec les parents dans la mesure du possible. Pendant la prise en charge et le placement d’urgence, les parents ont le droit d’être informés sur les affaires de leur enfant et de rester en contact avec lui. Ils sont également en droit de savoir ce qui a été inscrit dans leur dossier et les motifs justifiant les mesures entreprises.

Les parents ont toujours le droit de donner leur opinion sur les mesures prises en matière de protection de l’enfance. Il arrive parfois que les parents ne soient pas d’accord avec les mesures du service de la protection de l’enfance. La loi détermine s’il faut alors rendre une décision officielle et qui peut la rendre. La loi mentionne aussi si les parties peuvent faire appel des décisions. Par exemple, les parents ont le droit de faire appel d’une décision de prise en charge ou de placement d’urgence. L’appel doit être fait dans les 30 jours à compter de la date à laquelle ils ont eu connaissance de la décision. Les autorités doivent informer les parents de leurs droits. Si les parents pensent qu’ils ont été injustement traités, ils sont en droit de contacter le médiateur social de la commune. Le Médiateur du Parlement, l’Ombudsman, veille à ce que les autorités agissent en conformité avec la loi. Toute personne peut lui adresser une plainte.